ChiaroScuro DVD-Collection
Alphabetically sorted by Director's last name
Total number of titles: 1397
Last updated: 09 Feb 2007
Russia / Ukraine 2005
d: Fjodor Bondarčuk
-- (Region 0 ru)
sc: Jurij Korotkov
c: Maksim Osadčij (Color, Scope)
e: Michael Wabro
pd: Grigorij Puškin
m: Dato Evgenidze
p: Fjodor Bondarčuk, Elena Jacura, Sergej Melkumov (Art Pictures Group / Kanal 1+1 / STS Kanal / Slovo)
w: Fjodor Bondarčuk, Aleksej Čadov, Mikhail Evlanov, Ivan Kokorin, Artjom Mikhalkov, Konstantin Krukov, Artur Smol'janinov, Mikhail Porečenkov, Irina Rakhmanova, Aleksej Serebrjakov, Mikhail Efremov, Aleksej Kravčenko, Andrej Krasko, Stanislav Govorukhin, Aleksandr Baširov
pr: 29 Sep 2005
c: Maksim Osadčij (Color, Scope)
e: Michael Wabro
pd: Grigorij Puškin
m: Dato Evgenidze
p: Fjodor Bondarčuk, Elena Jacura, Sergej Melkumov (Art Pictures Group / Kanal 1+1 / STS Kanal / Slovo)
w: Fjodor Bondarčuk, Aleksej Čadov, Mikhail Evlanov, Ivan Kokorin, Artjom Mikhalkov, Konstantin Krukov, Artur Smol'janinov, Mikhail Porečenkov, Irina Rakhmanova, Aleksej Serebrjakov, Mikhail Efremov, Aleksej Kravčenko, Andrej Krasko, Stanislav Govorukhin, Aleksandr Baširov
pr: 29 Sep 2005
rt: 134:05 min
dvd-rl: 01 Sep 2005
ar: 2.35:1 (4:3 Letterboxed Widescreen)
sd: Russian Dolby Digital 2.0 Stereo
st: --
supp: --
dvd-rl: 01 Sep 2005
ar: 2.35:1 (4:3 Letterboxed Widescreen)
sd: Russian Dolby Digital 2.0 Stereo
st: --
supp: --
"Nous avons gagné". Le film s'achève sur ces paroles équivoques alors que de la 9ème compagnie en question, subissant l'assaut féroce de moujahidines, il ne reste qu'un soldat sauvé par son amulette et une nuée d'hélicoptères russes. Le survivant a tout perdu : ses camarades, ses illusions, sa jeunesse et enfin la guerre d'Afghanistan alors que les troupes soviétiques se retirent du pays.
Le survivant a certes rempli sa mission. Pour le réalisateur Fjodor Bondarčuk, c'est moins sûr. Les 16 ans passés depuis la fin du "Vietnam soviétique" n'ont pas suffit pour que le cinéma russe prenne enfin le taureau par les cornes et bouscule la conscience nationale sur cette catastrophe absolue. Enfermé dans un politiquement correct sauce Putin, "9 rota" se limite à brosser le portrait de quelques soldats "volontaires" dont la poltronnerie naturelle se transforme en héroïsme dès qu'il s'agit de défendre la mère patrie. L'angle adopté par Bondarčuk a l'avantage de ne déranger personne et de se donner bonne conscience. Pas un mot sur la responsabilité du pouvoir soviétique dans cette boucherie absurde et d'essence impérialiste. Pas un mot sur les centaines de milliers de civils afghans massacrés ou estropiés. Pas un mot enfin sur le soutien "des forces impérialistes" américaines aux moujahidines - et heureusement d'ailleurs que le film ne donne pas dans l'antiaméricanisme ambiant...
Les américains n'ont pas attendu 16 ans pour tourner "Apocalypse now", "voyage au bout de l'enfer" et autres chefs d'oeuvres dévastateurs sur la guerre du Vietnam. Visiblement les russes sont soit trop poltrons pour regarder en face leur passé soit dénués de conscience. Ils persistent à observer la guerre d'Afghanistan à travers le prisme univoque de Rambo.
Heureusement, du côté purement cinématographique, "9 rota" s'en sort mieux. Bondarčuk n'est pas le fils du réalisateur de "Guerre et paix" pour rien. D'abord, on lui a donné d'importants moyens pour son film. Ensuite, il manifeste un talent certain pour filmer les scènes de combat - certes sans la moindre innovation. Les moujahidines sont filmés un peu sur le mode du classique "Assault" de John Carpenter : une armée de zombies dépersonnalisés au nombre apparemment infini contraste avec des soldats soviétiques dont chaque personnage est soigneusement différencié et rendu attachant. Les acteurs en font des tonnes avec un pathos typiquement russe, mais l'émotion passe quand même. Par contre, la bande sonore envahissante - trait typiquement hollywoodien - efface complètement les faibles tentatives de recréer l'atmosphère soviétique/perestroika de 1989. C'est dommage mais pas surprenant. Bondarčuk, à l'image de l'intelligentsia russe, a décidé de faire semblant d'avoir une mauvaise mémoire.
— zvuk.free.fr
Le survivant a certes rempli sa mission. Pour le réalisateur Fjodor Bondarčuk, c'est moins sûr. Les 16 ans passés depuis la fin du "Vietnam soviétique" n'ont pas suffit pour que le cinéma russe prenne enfin le taureau par les cornes et bouscule la conscience nationale sur cette catastrophe absolue. Enfermé dans un politiquement correct sauce Putin, "9 rota" se limite à brosser le portrait de quelques soldats "volontaires" dont la poltronnerie naturelle se transforme en héroïsme dès qu'il s'agit de défendre la mère patrie. L'angle adopté par Bondarčuk a l'avantage de ne déranger personne et de se donner bonne conscience. Pas un mot sur la responsabilité du pouvoir soviétique dans cette boucherie absurde et d'essence impérialiste. Pas un mot sur les centaines de milliers de civils afghans massacrés ou estropiés. Pas un mot enfin sur le soutien "des forces impérialistes" américaines aux moujahidines - et heureusement d'ailleurs que le film ne donne pas dans l'antiaméricanisme ambiant...
Les américains n'ont pas attendu 16 ans pour tourner "Apocalypse now", "voyage au bout de l'enfer" et autres chefs d'oeuvres dévastateurs sur la guerre du Vietnam. Visiblement les russes sont soit trop poltrons pour regarder en face leur passé soit dénués de conscience. Ils persistent à observer la guerre d'Afghanistan à travers le prisme univoque de Rambo.
Heureusement, du côté purement cinématographique, "9 rota" s'en sort mieux. Bondarčuk n'est pas le fils du réalisateur de "Guerre et paix" pour rien. D'abord, on lui a donné d'importants moyens pour son film. Ensuite, il manifeste un talent certain pour filmer les scènes de combat - certes sans la moindre innovation. Les moujahidines sont filmés un peu sur le mode du classique "Assault" de John Carpenter : une armée de zombies dépersonnalisés au nombre apparemment infini contraste avec des soldats soviétiques dont chaque personnage est soigneusement différencié et rendu attachant. Les acteurs en font des tonnes avec un pathos typiquement russe, mais l'émotion passe quand même. Par contre, la bande sonore envahissante - trait typiquement hollywoodien - efface complètement les faibles tentatives de recréer l'atmosphère soviétique/perestroika de 1989. C'est dommage mais pas surprenant. Bondarčuk, à l'image de l'intelligentsia russe, a décidé de faire semblant d'avoir une mauvaise mémoire.
— zvuk.free.fr
d = director; sc = screenplay; c = cinematographer; e = editor; pd = production design / art director;
m = music score ; p = producer; w = cast; pr = premiere; aw = awards;
rt = runtime; dvd-rl = dvd release; ar = aspect ratio; sd = soundtracks; st = subtitles; supp = supplements
m = music score ; p = producer; w = cast; pr = premiere; aw = awards;
rt = runtime; dvd-rl = dvd release; ar = aspect ratio; sd = soundtracks; st = subtitles; supp = supplements
